REPORTAGE PHOTOGRAPHIQUE
VICHY
(03), JUIN 2004
Comme dans de
nombreuses villes de France, Vichy compte de nombreuses églises.
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Eglise dans
l’enceinte de l’hôpital de Vichy |
La
façade de l’église Saint Louis avec sa place |
Eglise
Saint Blaise & Notre-Dame des Malades
L’ancienne chapelle
Saint
Blaise du XVe siècle, était le lieu d’un culte
marial ardent en raison de
l’accomplissement de nombreux miracles. La petite chapelle,
très remaniée au
XIXe siècle, se situe à l’arrière de
l’église moderne avec laquelle elle
communique.
Devant la ferveur de la
foi et l’affluence des curistes à Vichy, la chapelle
primitive dut être
agrandie : une église de style art-déco,
sous la dédicace de Notre
Dame des Malades, fut construite entre 1925 et 1937 par les architectes
Chanet
et Liogier. Le décor intérieur est riche par
l’emploi des matériaux (marbres, onyx)
et l’utilisation de techniques variées (peintures,
mosaïques, vitraux) qui
contrastent avec l’austérité extérieur de
l’édifice. Les Frères Mauméjan
réalisèrent les vitraux aux thèmes bibliques qui
entourent la nef (Nativité,
Crucifixion, Mystère du Rosaire).
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Clocher de
l’église Saint Blaise et de Notre Dame
des malades |
L’entrée
de l’église St Blaise & ND des malades |
Dans la
chapelle de l’église Saint Blaise, tableau,
hypothèse : le dernier repas du Christ
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Les parois de
la « nef » de l’église |
Les
représentations de la voûte dans l’église de
ND
des Malades |
Mes réactions que j'ai rédigé (le soir) à
la suite de la visite de cet ensemble de deux églises (Saint
Blaise & Notre-Dame des Malades).
Le
constat qu’on peut faire quand on rentre dans
l’église de ND des malades est
l’absence d’un plan « classique », en
croix latine. La nef n’est pas
de forme allongée mais plutôt de forme ronde. Sur les
parois de la nef, on a
une alternance de vitraux et de peintures. Ces peintures
représentent les
façades des principales églises et cathédrales de
France, avec la présence du
nom de la ville à qui appartient la façade.
Au
niveau du sol, on a une bande de carrelages mosaïques en bleu. Une
parte fait
le tour de la nef, en partant de l’entrée jusqu’au
chœur, d’une largeur
approximative de 50cm. Une deuxième bande avec les mêmes
caractéristiques part
de l’entrée en allant directement vers le chœur.
Entre ces limites, on a des
sièges.
Au
niveau du plafond de la nef est en forme de coupole, provoquant un
décalage
avec le plafond du chœur qui est allongé, laissant place
à une « important
contre marche ».
Sur la base de
la coupole, on a une formule à la gloire de Marie.
Sur le plafond
de la coupole, on a une représentation de Dieu tendant la main
vers la
« contre marche », entouré d’anges,
de nuages. Dieu est au centre des
nuages avec la présence du bleu.
La
représentation de la « contre marche » et
la base de la coupole
racontent en quelques noms et de portraits l’histoire de la
religion catholique
et le lieu les rois de France.
- Au centre, on a le
Christ sur la croix et juste à ses pieds Marie. Marie a les bras
ouverts et reçoit dans ses mains le sang qui coule
poignés de son fils qui a été crucifié.
- A la droite du
Christ (à gauche quand on regarde), on a les principaux
personnages de l’Ancien Testament (Moïse, Abraham…).
- A la gauche du
Christ (à droite quand on regarde), on a la présence des
apôtres et les quatre auteurs des Evangiles (le Nouveau
Testament).
- Toujours à
la gauche du Christ et sous les disciples de Jésus Christ, on a
la présence quelques rois de France (Louis XIII, Louis XVI),
avec au-dessus cette phrase : « fils
unique ». La présence des rois de France et de cette
phrase n’est pas innoncente, il faut le relier à
l’histoire de la monarchie des rois de France qui se veut de
droit divin. On se mettant à proximité du Christ, les
rois de France illustrent que leur domination vient de la
volonté de Dieu, que le passage de la couronne du royaume de
père en fils est un choix de Dieu et non d’eux, expliquant
la citation « monarchie de droit divin ». Cette
présence peut être paradoxale dans cette église du
début de XXe siècle et laisse perplexe sur le choix de
l’auteur de représenter les rois de France dans cette
scène.
